La Mémoire littéraire, historique
et spirituelle de l'Occident chrétien

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Psaume CXXI

par BAÏF, Antoine de (1532-1589), poète français


   

   

                   Psaume CXXI

                                                    Levavi oculos meos in montes

Sur le haut des monts, çà et là regardant,
J’ai levé mes yeux, si secours me viendrait,
Mon secours me vient du Seigneur, qui fit les
                   Terres et les cieux.

Il ne souffrira le Seigneur, que ton pied
Bronche faux marchant. Il ne dormira pas
Lui qui est ton garde : il ne dormira pas
                   Non, ni le prendra

Nul sommeil, lui, lui vigilant qui vient seul
Israël garder.Le Seigneur te gardra :
Voire il t’ombrera le Seigneur ; à ta droite
                   Il se tiendra.

Les rayons ardents du Soleil de plein jour,
Ni de nuit la lune, n’iront t’offenser ;
Ains de tout danger, le Seigneur te gardra :
                   L’âme il te gardra.

Quand dehors sortir du dedans tu voudras,
Quand dedans rentrer du dehors tu viendras,
Il te gardera le Seigneur désormais
                   Partout et toujours.

    

Jean-Antoine de BAÏF,
Les Psaumes.

Recueilli dans La poésie mystique,
Jean Mambrino, Seghers, 1973.